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Ce calvaire, elle l’avait gravi jusqu’au sommet, quelques mois plus tard; après qu’une dernière fois elle avait revu Max, venu en permission.

Mais que ces jours de permission—dont elle jouissait surtout à l’avance...—ne valaient pas leurs réunions quand elle allait à lui... Car, dès que Max retrouvait Paris, la vie mondaine le ressaisissait. Et il se laissait reprendre avec un plaisir si évident que, généreuse, elle taisait la déception qui s’abattait sur elle, en voyant combien il lui échappait.

Le 14 décembre, elle avait écrit:

Depuis hier, il est ici. Et que je l’ai donc mal vu! Presque toujours entre nous, un tiers, sinon plusieurs; Jean hypnotisé par son admiration pour son père; la famille, les amis, les camarades, les fournisseurs. Que sais-je encore?

A sa mère seule je reconnais,—un peu,—comme à moi, le droit d’éprouver le besoin jaloux qui me dévore, de la solitude avec lui.

Elle, du moins, est exquisement discrète et ne me le prend pas. Hier, après avoir causé environ un quart d’heure avec lui qui venait d’arriver chez nous—je les avais laissés seuls sous couleur d’ôter mon chapeau...—elle m’a dit, quand je suis rentrée dans la pièce:

—J’ai embrassé mon grand. Je te le laisse. Vous avez bien gagné votre tête-à-tête, mes pauvres enfants.

Je lui ai jeté mes bras autour du cou, avec le cri de mon cœur: