Ah! cette apparence de quiète béatitude, comme elle révolte le deuil que je porte en moi, en souvenir de Max et de tous ses frères en sacrifice!
Même date, le soir.
Et tout de suite, à déjeuner, il m’a fallu revoir Patrice Guisane. Et il en sera de même ce soir, demain, tous les jours, tant qu’il plaira à la destinée de nous rapprocher dans un même hôtel... Quand Bernard va être là, combien plus encore il entrera dans notre cercle!
Père qui, évidemment, n’a aucun goût pour la vie de plage,—à Deauville, peut-être, il arriverait à s’en accommoder, mais à Carantec!—père est ravi d’avoir retrouvé un citadin de la valeur de Guisane.
Et quand, à l’heure du déjeuner, il l’a vu s’installer à une petite table solitaire, il s’est exclamé, se tournant vers mère:
—Gabrielle, nous devrions peut-être recueillir ce garçon à notre table. Il va mortellement s’ennuyer à la sienne, sans aucune société...
D’un irrésistible élan, j’ai protesté:
—Oh! mère, ne faites rien de pareil, je vous en supplie!
Maman et père m’ont regardée du même œil stupéfait: