— En voiture, messieurs, en voiture ! répétait l’employé qui pressait les retardataires.
— Suzanne, dear, il faut monter en wagon ! dit lady Graham, tout en adressant de rapides adieux à ses amis de la dernière heure.
Suzy jeta, plus qu’elle ne tendit, sa main à André.
— Adieu, adieu, je vous les confie tous, à la maison ! s’ils ont besoin de moi, vous me l’écrirez, n’est-ce pas ? Vous me l’avez promis !
Il murmura, la voix tremblante :
— Oui, ayez confiance en moi… Adieu, adieu… Suzy !
Mais ce petit mot fut dit si bas, qu’elle ne l’entendit pas. D’ailleurs, en même temps, Georges de Flers, avec son dernier salut, lui répétait encore, d’une voix affectueuse, des mots de sympathie.
Mais à lui non plus, elle ne répondit pas… Sa mère seule existait pour elle ! Les larmes l’étouffaient. Elle se serrait contre Mme Douvry, comme si rien au monde n’eût pu les séparer.
— En voiture, messieurs, en voiture !
— Suzanne, Suzanne, je suis désolée de vous presser ! répéta lady Graham. Mais je vous en supplie, venez, le train va partir.