— Seriez-vous assez bonne pour me l’accorder ?
— Je regrette bien… Je l’ai déjà promis depuis le commencement de la soirée…
André ne demanda pas à qui… Il se rappelait Georges écrivant quelques mots sur le petit carnet de bal.
— Excusez-moi alors, mademoiselle, de me retirer. Mais je dois quitter Cannes demain matin à la première heure, et j’ai encore quelques préparatifs à achever.
— Je n’ose pas vous retenir, s’il en est ainsi. Dites à maman, à tous à la maison que je les aime, que je pense à eux, que je leur envoie mes meilleures tendresses.
— Que vous désirez les revoir ?…
— Oh ! oui !… Quand viendra le moment du retour, je serai bien heureuse !
Son accent était si sincère, qu’une supplication folle monta aux lèvres d’André :
— Mademoiselle Suzanne, me permettez-vous de dire à madame votre mère qu’elle vous rappelle à Paris ?
— Me rappeler ? Pourquoi ?… Je ne puis pas partir encore, j’ai promis à lady Graham de rester auprès d’elle jusqu’à l’arrivée de sa sœur à Cannes !… Non, je ne puis pas partir !