— Ah ! maintenant, nous arrivons…
C’est vrai, devant elles deux, apparaît la voûte ombreuse de l’avenue de Messine, et plus loin, se montrent les cimes feuillues du parc Monceau sur lequel s’ouvrent les fenêtres de l’hôtel Seyntis.
II
Un quart d’heure plus tard, Guillemette, toute rose de sa course rapide, pénètre dans la salle d’étude où sa jeune sœur Mad peine sur les devoirs que lui fait faire consciencieusement Mademoiselle, — M’selle, comme dit André, et tous à sa suite.
— Bonjour, les travailleuses ! jette joyeusement Guillemette. Quel beau temps, n’est-ce pas ?… Ah ! j’aime l’été !
— Pas moi, en ce moment, gémit Mad qui est sans ardeur devant ses problèmes. Je l’aimerai seulement quand les vacances seront venues.
— Pauvre, chérie ! Ce ne sera plus long, va… M’selle, si vous lui accordiez congé ?
— Oh ! Guillemette, c’est impossible ! Ne lui donnez pas de mauvais conseils. Il faut faire ce qui doit être fait…
— M’selle, vous êtes la sagesse même !
Mademoiselle devient toute rouge, de pâle qu’elle est d’ordinaire. Elle est timide, douce, savante et scrupuleuse jusqu’à la minutie dans le souci de son devoir.