— Guillemette, ne reste donc pas ainsi inoccupée à la fenêtre ! Prends ton ouvrage. Tu sais que j’ai en horreur les rêvasseries.
Guillemette se détourne. Sa svelte silhouette, habillée de blanc, se découpe sur l’obscur velours du ciel constellé.
— Mère, je ne rêvasse pas… Je réfléchis…
— Et peut-on, ma fille, te demander à quoi ?…
Guillemette se rapproche et s’assoit sur une chaise basse, près de sa mère, les coudes sur les genoux, le menton appuyé sur ses mains croisées.
— Maman… je pensais que vous devriez emmener Mademoiselle à Houlgate…
— Emmener Mademoiselle ! répète Mme Seyntis stupéfaite. Quelle idée as-tu là ? Guillemette. Je n’ai aucun besoin d’elle. Pourquoi l’emmener ?…
Au hasard, Guillemette lance :
— Pour faire un peu travailler Mad !
— Oh ! Guillemette, en voilà une invention ! fait Mad bondissant d’horreur.