— Pourquoi me dites-vous cela ?

— Parce que je le pense.

— Vous pensez quoi ?… Que je…

Elle s’est arrêtée, une flambée pourpre aux joues.

— Que dame Nature a été très généreuse à votre égard !… Certes oui, je le pense ; et j’imagine que tout le monde le pense comme moi.

— Je ne sais pas… Personne ne m’a jamais rien dit de pareil… Et Mme Morgane, même, répète toujours le contraire ! Alors, vous parlez pour de bon ?

— Pour de bon, certainement !

— Vous ne parlez pas seulement par politesse, pour me faire plaisir ?

— Mais pas le moins du monde… Je ne vous dis que la vérité vraie !

Son visage s’est éclairé d’un plaisir d’enfant, et elle a pirouetté avec sa légèreté de fée :