— Paulette ! M. Chambert.

Je lui ai tendu la main à l’anglaise, comme papa… C’était la première fois… Et je lui ai demandé :

— N’est-ce pas, monsieur, que je ne vous ai pas trompé ?… Ces sermons ne sont-ils pas si intéressants qu’ils n’ont plus l’air d’être des sermons ?…

— Paulette ! quelle manière de parler ! s’est écrié papa.

J’ai vite corrigé ma phrase.

— Cet abbé n’est-il pas un orateur très distingué ?

— Très distingué, en effet, m’a répondu M. Chambert avec ce sourire jeune qui éclaire tout son visage.

Papa et lui ont descendu les marches en causant. Je marchais, très sage à côté d’eux ; mon rêve me revenait à la pensée !

Mais les Landry, les de Vignolles, les de Charmoy, etc., nous ont rejoints, et il m’a bien fallu revenir dans la sévère réalité.

M. de Boynes, qui, avec tout un groupe de messieurs, lorgnait la sortie de la messe, a eu un mouvement de contrariété que j’ai saisi au passage, quand il a aperçu M. Chambert auprès de nous.