M. de Ternau se tourne vers moi.
— Voulez-vous, mademoiselle, nous faire l’honneur d’accepter celle que nous possédons, M. Chambert et moi ?
J’étais un peu embarrassée. Je trouvais toute naturelle sa manière d’agir, car il est absolument dans l’ordre que les messieurs se dérangent pour les dames ; mais je ne pouvais pas le lui déclarer…
— Je vous en prie, me dit M. Michel.
J’avais une envie folle de lui crier :
— Mais je ne demande pas mieux !
Heureusement, papa vient à mon secours :
— Paule accepte, à la condition que vous voudrez bien partager avec nous cette précieuse table.
J’ai vu à l’expression du visage de M. Michel qu’il allait s’excuser. Alors, j’ai continué très vite :
— A mon tour, je vous prie d’accepter.