— Si vous aviez épousé M. de Rouvres, jamais je ne vous aurais revue, parce que…

Il s’est arrêté un peu… et puis, tout bas, pour moi seule, il a achevé :

— … Parce que je vous aimais follement, Paulette !

Oh ! j’étais trop heureuse !!… J’ai levé la tête, cherchant son regard… et j’ai rencontré les yeux, les yeux bleus, qui m’ont prise le premier jour où je les ai vus, là-bas au cours, et qui brillaient, comme s’ils étaient pleins de larmes !…

Et j’aurais voulu rester toujours ainsi à me sentir aimée par lui, mon maître, qui allait être mon mari !

Est-ce que c’était possible, un pareil bonheur ?…

Je me rappelle vaguement qu’il m’a demandé les violettes que je portais à ma ceinture…

Ah ! ce n’étaient pas seulement les fleurs que je lui donnais !… mais encore la folle petite Paulette, et aussi la sage Paule de l’avenir :

Car je ne peux pas manquer de devenir enfin une femme sérieuse, une femme de devoir ! avec lui !…

....... .......... ...