—J’ai aussi dans mes papelards une carte de la région, continue Volpatte.

Il la déplie devant la lumière. Éliminée et transparente aux plis, elle a l’air de ces stores faits de carrés cousus l’un à l’autre.

—J’ai encore du journal (il déroule un article de journal sur les poilus), et un livre (un roman à vingt-cinq centimes «Deux fois Vierge»)... Tiens, un autre morceau de journal: l’Abeille d’Etampes, J’sais pas pourquoi j’ai gardé ça. I’ doit y avoir une raison d’ssous. J’voirai à tête reposée. Et puis, mon jeu d’ cartes, et un jeu d’ dames en papier avec des pions en espèce de pain à cacheter.

Barque, qui s’est approché, regarde la scène, et dit:

—Moi, j’ai plus d’choses encore qu’ça dans mes profondes.

Il s’adresse à Volpatte:

—As-tu un soldbuch boche, crâne de pou, des ampoules d’iode, un browning? Moi, j’ai ça et j’ai deux couteaux.

—Moi, dit Volpatte, j’ai pas d’revolver, ni de livret boche, mais j’aurais pu avoir deux couteaux ou même dix couteaux; mais j’n’ai besoin que d’un.

—Ça dépend, dit Barque. Et as-tu des boutons mécaniques, face de dos?

—Moi, j’ n’ai dans m’ poch’, s’écrie Bécuwe.