Pépin, qui est à présent en tête, s’arrête, et tend la main pour qu’on s’arrête.

—Un bruit de pas..., disent-ils à voix contenue, dans l’ombre.

Alors, au fond d’eux, ils ont peur. Ils ont eu tort de quitter tous leur abri depuis si longtemps. Ils sont en faute. Et on ne sait jamais.

—Entrons là, vite, dit Pépin, vite!

Il désigne une fente rectangulaire, à niveau du sol.

Tâtée avec la main, cette ombre rectangulaire s’avère pour être l’entrée d’un abri. Ils s’y introduisent l’un après l’autre: le dernier, impatient, pousse les autres, et ils se tapissent, à force, dans l’ombre massive du trou.

Un bruit de pas et de voix se précise et se rapproche.

Du bloc des quatre hommes qui bouche étroitement le terrier, sortent et se hasardent des mains tâtonnantes. Tout à coup, voici Pépin qui murmure d’une voix étouffée:

—Qu’est-ce que c’est que ça?...

—Quoi? demandent les autres, serrés et calés contre lui.