Mais les mois s’écoulaient, septembre était venu, et avec lui les mouches disparaissaient.
Je lui avais souvent dit, à cette pauvre Titi:
—Méfiez-vous de l’hiver; apprenez à manger de la viande; les moucherons ne vivent pas toujours, comment ferez-vous?
—Dieu y pourvoira, répondait-elle de sa petite voix gracieuse.
—C’est égal, amie, faites attention à vous! l’hiver viendra!
—Je ne connais pas l’hiver.
—C’est égal, craignez-le; j’ai l’expérience, croyez-moi.
Pauvre tête folle, elle ne voulut rien croire!...
Les rayons du soleil commençaient à devenir obliques; ma chère Titi,—car je l’aimais véritablement et beaucoup,—ne sortait plus que rarement; ses compagnes se rassemblaient; tous ces signes nous attristaient beaucoup.
Un beau matin, toutes les hirondelles du jardin avaient disparu!... Nous étions au 8 octobre.