Je sens mon cœur se fondre, et méprise l’audace,
Et vais goûter l’espoir aux portes des tombeaux.
APRÈS MOI
Lorsque je descendrai dans le sein de la terre,
Quelques rares amis, joignant leurs tristes mains,
Déploreront ma perte avec des mots humains,
Puis l’on dira de moi : « C’était un solitaire ! »
Toi seule auras des pleurs. Au bois plein de mystère,
A ces coteaux légers où mûrissent nos vins,
Tu confieras, pour eux levant ton voile austère,