— Qu’y a-t-il, mon chéri ? lui demanda-t-elle.
Hoquetant, il répondit qu’il était tombé et désigna son tablier tout couvert de boue.
— Voilà vraiment de quoi se désespérer ! s’écria la jeune femme en l’embrassant. Je vais t’en mettre un autre, et tout sera dit.
Le petit garçon pleura plus fort.
— Il était justement propre de tout à l’heure ! réussit-il à faire entendre entre deux sanglots. Et Mademoiselle m’a défendu de courir dans l’herbe !… Comme elle va me punir quand elle le verra !
Denise réfléchit quelques instants.
— Viens ! dit-elle.
Elle l’entraîna d’un pas rapide jusque dans sa chambre, choisit dans la commode un tablier frais et le fit passer au bambin.
— Maintenant, va t’amuser ! Je réponds du reste.
Quelques minutes plus tard, retirée chez elle, elle lavait dans sa cuvette le petit sarrau, le mettait à sécher devant un grand feu. L’après-midi, elle prit un fer et le repassa. Puis, se postant à la fenêtre et prêtant l’oreille, elle profita d’une entrée de Lola chez Georges pour faire signe à Claude de monter et lui montra le tablier sur la pile des autres.