Note 108:[ (retour) ] Des colonies et de la traite des Nègres, par Belu, in-8°, Paris, an 9.
Note 109:[ (retour) ] In-8°, Paris 1803.
Note 110:[ (retour) ] V. p. 22.
Note 111:[ (retour) ] Egaremens du négrophilisme, p. 110.
Note 112:[ (retour) ] Ibid., p. 102.
Les esclaves sont presqu'entièrement livrés à la discrétion des maîtres. Les loix ont fait tout pour ceux-ci, tout contre ceux-là qui, frappés de l'incapacité légale, ne peuvent pas même être admis en témoignage contre les Blancs. Si un Nègre tente de fuir, le code noir de la Jamaïque laisse au tribunal la faculté de le condamner à mort[113].
Note 113:[ (retour) ] V. Long t. II, p. 489.
Depuis quelques années, des réglemens moins féroces substitués dans le code de cette île, prouvent par là même combien les anciens étaient horribles; et cependant les nouveaux, qui sont encore un attentat contre la justice, sont-ils exécutés? Dallas, qui les cite, confesse que dans la pratique il reste à faire beaucoup d'améliorations[114]. Cet aveu laisse à douter si ces déterminations récentes sont autre chose qu'une dérision législative pour fermer la bouche aux réclamations des philanthropes; car les Blancs font toujours cause commune contre tout ce qui n'est pas de leur couleur. D'ailleurs la cupidité trouvera mille moyens d'éluder la loi. Il en est de même aux États-Unis, qui, malgré la prohibition de la traite; des marchands négriers vont charger à la côte d'Afrique des cargaisons de Noire qu'ils vendent dans les colonies espagnoles. Ils viendroient même ou relâcher, ou vendre dans les ports de l'Union, s'ils ne redoutaient la vigilance inflexible de ces estimables Quakers, toujours prêts à dénoncer aux magistrats des infractions attentatoires à la loi et aux principes de la nature.
Note 114:[ (retour) ] V. Dallas, t. II, p. 416.
Aux Barbades, comme à Surinam, celui qui volontairement et par cruauté, tue un esclave, s'acquitte en payant 15 liv. sterl. au trésor public[115]. Dans la Caroline du sud l'amende est plus forte, elle est de 50 liv.; mais un journal américain nous apprend que ce crime y est absolument impuni, puisque l'amende n'est jamais payée[116].