Note c:[ (retour) ] C'est au court de cette mission au Congo qu'Ernest Psichari reçut la médaille militaire (1908).

En 1908, il nous revint plein d'enthousiasme. Et il semblait nous dire, ce maréchal des logis, que nous avions connu étudiant en Sorbonne: «Je ne suis plus un jeune bourgeois, occupé des travaux de mon état; je suis un homme en qui ne demeurent plus que des sentiments frustes et primitifs.» Et nous qui le regardions faire, comme nous enviions déjà sa destinée!

Psichari entra alors à l'école de Versailles, d'où il sortit sous-lieutenant en septembre 1909. C'est comme officier qu'il partit, cette fois, pour la Mauritanie: il y devait rester jusqu'en décembre 1912. Voilà le moment où nous avons entrepris de raconter sa vie.

Note 2:[ (retour) ] Lettre à M. Henry Bordeaux, à propos de la Maison.

Note 3:[ (retour) ] Lettre à Agathon; Cf. Les Jeunes Gens d'Aujourd'hui

À propos de ce livre, Psichari nous écrivait: «Il me semble que tous les traits que vous notez doivent nous mener, un jour, à de la gloire guerrière et, pour tout dire, à une revanche dont nous ne devons jamais détourner nos regards.»

Et, dans la réponse que nous citons, relevons encore ces propos: «Ce serait singulièrement rabaisser la foi patriotique que de la croire fonction de la barbarie et de l'inculture; ce serait aussi vouloir nous ramener au point de l'Allemagne actuelle où tout est sacrifié aux entreprises de la vie pratique.—Quoi que nous fassions, nous mettrons toujours l'intelligence au-dessus de tout... Cela est nécessaire, quand on songe à la haute mission de la race française, à la grande élection qui domine toute son histoire...»

Note 4:[ (retour) ] En voici le témoignage. Dès 1912, nous avions noté ce réveil de l'héroïsme et, invoquant déjà l'exemple d'un Psichari, nous écrivions:

«... L'intellectualisme orgueilleux où se réfugièrent nos aînés devait les conduire soit au pessimisme, soit au scepticisme. Ils devaient pratiquement aboutir à l'anarchie idéologique, à toutes les confusions morales. L'affaire Dreyfus, voilà le bilan de cette génération, et c'est en réfléchissant sur le passé qui trouve là son symbole qu'ils ont fait l'aveu de leur désarroi. Parmi la décomposition dreyfusienne, ils ont vu avec effroi que le pacifisme, l'internationalisme étaient la conséquence de leurs doctrines et avec une simplicité douloureuse, malgré l'apparente victoire ils nous disent: «Instruisez-vous par notre défaite. Tout notre rôle aura été de vous montrer le danger et de vous avertir.» [d]

Note d:[ (retour) ]Charles Péguy.