La ballade était une sorte de chanson avec couplets et refrain, mais en vers plus courts, d’un rythme plus rapide. Le sujet était puisé dans une anecdote tenant du merveilleux. La danse et la ronde étaient plus particulièrement consacrées à embellir et animer les fêtes, où elles formaient intermède; pendant que le Troubadour chantait, l’assistance dansait.

ÉPITRE.—CONTE.—NOUVELLE.

L’épître était une sorte de lettre poétique qui se déclamait. Le sujet était ordinairement de respectueuses supplications adressées à un grand seigneur, des témoignages de reconnaissance ou des remerciements pour des services rendus. Le conte et la nouvelle rentrent dans la classe des romans, dont ils ne sont que des diminutifs.

A ces différents genres de poésie, on peut ajouter certaines petites pièces qui prenaient des titres particuliers se rapportant aux sujets traités.

Ainsi l’Escondig était une chanson dans laquelle un amant demandait grâce à sa maîtresse;

Le Comjat, une pièce d’adieu;

Le Devinalh, une sorte d’énigme, de jeu de mots;

La Preziconza, un sermon en vers;

L’Estampida, une chanson à mettre sur un air connu;

Le Torney ou Garlambey (tournoi-joute), un chant destiné à célébrer une fête où un chevalier s’était illustré;