Et lou bel enfan pér darnié

Ven d’aisé, ben d’aïsé.—êt pieï, leste!

Din sei man lou faï présounié,

Alors vite à sa cabanète,

Lou porte amé mille poutoun

Maï las! quan drube la présoun

Trove plu dédin seï manète

Qué poudre d’or dé séïs alète!

Picho couquin dé parpayoun, etc.

Comme les autres provinces méridionales, le Dauphiné a fourni un nombre assez considérable de Troubadours et de poètes en tous genres: Ogier, qui vivait vers la fin du XIIe siècle; Folquet de Romans et Guillaume Mayret, qui furent, suivant la renommée, les meilleurs jongleurs du Viennois; Raymond Jordan, vicomte de Saint-Antoni, dont il est dit dans l’Histoire des Troubadours qu’il était bel homme, vaillant en armes, et faisant aussi bien les vers que l’amour; Albert de Sisteron (du Gapençois), fils du jongleur Nazur, poète, mais surtout musicien; J. Millet, qui, en 1633, fit paraître la Pastorale et Tragi-Comédie de Janin, la Pastorale de la Constance de Philin et Margoton, la Bourgeoise de Grenoble.