Les affaires et le commerce se traitaient pendant la semaine, soit à la Chambre dite de commerce, soit sur une place publique et à la bourse.
La Chambre de commerce de Marseille, dont la fondation remonte au 3 novembre 1650, se composait de douze membres choisis parmi les armateurs et les négociants les plus honorables, les plus actifs et les plus intelligents. Elle ne tarda pas à acquérir une importance telle que l’État, dont elle servait les intérêts, crut devoir lui prêter le secours de son autorité. L’exemple de Marseille fut bientôt suivi par Dunkerque, Paris, Lyon et les villes les plus importantes du royaume, qui créèrent à son instar des Chambres de commerce. En 1791, l’Assemblée Nationale les supprima; elles furent rétablies sous le Consulat, en l’an XI. Depuis, elles subirent différentes modifications, mais les services qu’elles ont rendus et qu’elles rendent encore en ont consacré l’utilité.
Parmi les usages locaux relatifs au commerce, on a conservé à Marseille celui de certaines mesures anciennes, dont nous allons donner l’énumération ainsi que la conversion exacte en valeurs du système métrique décimal:
L’ancienne livre de Marseille compte pour 400 grammes;
L’ancienne canne, pour 8 palmes ou 2m,012;
La charge de blé, pour 160 litres; la charge se divise en 4 émines; l’émine, en 2 panaux, à 4 civadiers, à 2 picotins;
Le picotin égale 2lit,50;
La charge d’avoine, 240 litres;
La balle de farine, 122 kilogrammes et demi, poids établi, toile perdue;
La millerolle, pour le vin et l’huile, équivaut à 64 litres;