Le transept est en partie moderne; les quatre piliers du carré datent des grands travaux de consolidation de la tour centrale. Au-dessous des voûtes actuelles, des archéologues ont retrouvé les traces d’une voûte romane, une arcature à plein cintre ornée de zigzags et des colonnes surmontées de beaux chapiteaux à personnages déposés aujourd’hui au Musée. Les croisillons du transept sont divisés en deux étages séparés par un bandeau feuillagé. La décoration est différente dans les deux croisillons, le croisillon nord est éclairé par une rosace rayonnante du XIVe siècle. Au croisillon sud, remarquons dans la décoration des dispositions [p. 133] qui rappellent celles de l’étage supérieur de la nef: une grande lancette en renfermant deux petites et un oculus. La galerie qui règne entre les fenêtres et l’étage inférieur est interrompue au milieu de chaque travée par un trumeau flanqué d’une statue. Ces statues présentent des traces de polychromie. Le transept doit dater, pour une partie du moins, de la fin du XIIe siècle; on y trouve la dalle du tombeau de Henri de Salisbury, évêque de 1165 à 1205.

Photo Magron.

Le triforium.

Le chœur qui date du XIIIe siècle est, avec la nef, la partie la plus belle de l’édifice. Sa longueur est de 39 mètres, sa largeur de 12. Ici, il y a trois étages: au premier, un grand arc; dans les écoinçons entre les arcs, des rosaces variées, sculptées en creux; là encore, un bandeau de feuillage [p. 134] souligne l’étage du triforium remarquable par la large ouverture de ses baies: un grand arc renferme deux lancettes divisées elles-mêmes en deux lancettes secondaires, des rosaces ou des ornements végétaux, des dragons, des figures qui symbolisent peut-être encore la lutte de l’épiscopat contre le paganisme; enfin, deux personnages qui, de tout temps, ont joué un si grand rôle dans la décoration et renseignement des églises, Adam et Eve après la faute, décorent les écoinçons.

Photo des Monuments historiques.

Le porche du Sud.

Dans l’abside, le triforium n’a plus qu’une grande lancette par travée; dans les écoinçons, les rosaces ont cédé la place à des rameaux fleuris d’un très joli effet qui meublent chaque triangle.

Des deux côtés de la voûte des séries de fresques représentent les [p. 135] douze premiers évêques, avec indication de leurs noms en caractères gothiques.