—Écoute, Ariadne, fit la jeune enthousiaste, il faut que j'allége ma conscience; je suis bien coupable envers toi!

Tout en parlant, Olga se demandait à quel propos ce débordement de confession, mais elle était sur la voie des épanchements; sa nature honnête, longtemps comprimée, demandait à se redresser.

—Toi! envers moi? fit Ariadne.

—Oui, assieds-toi sur le lit et donne-moi ta main. Et d'abord, jure-moi que, quoi que je te dise, tu ne cesseras pas de m'aimer.

—Je te le promets! dit Ariadne en souriant.

—Eh bien! vois-tu, quand on t'a si méchamment renvoyée de l'institut, il y avait des coupables, tu le sais?

Ariadne fit un signe de tête. Il lui coûtait d'entendre rappeler ce souvenir douloureux.

Olga détourna un moment la tête, mais sa droiture et son courage reprirent le dessus.

—Il y avait des demoiselles qui avaient fait des sottises, et parmi elles, il y avait...