--A la ville, travailler... et prier, ajouta Philippe.
--Et la jeune fille?.... dit le père en hésitant.
--Nous nous sommes dit adieu.
--Elle sait?... murmura le coupable avec angoisse.
--Non, hier vous étiez deux à connaître la vérité; aujourd'hui nous sommes trois, voilà tout. Dieu a permis à l'honneur et à la fortune de bénir votre maison, vous resterez riche et honoré. Ma mère n'est point coupable: rien ne troublera son repos.
Savéli inclina humblement la tête.
--Et toi? dit-il avec plus de confiance.
--Moi? Je vais remplir mon devoir... Je n'ai plus que le devoir devant moi, pour étoile... Adieu, mon père.
--Philippe!... s'écria le misérable père en tendant les bras à son fils.
--Adieu, mon père, répéta Philippe en s'inclinant jusqu'à la ceinture.