--Nous voulons tes prières, dit Iérémeï. Ma fille est morte, elle est à la maison; un péché est sur son âme: tes prières l'ôteront.

--Fédotia?

--Oui, Fédotia.

--Quel péché peut-elle avoir commis avant de mourir, ta colombe? dit le prêtre, devinant vaguement la réponse qui allait suivre.

--Elle s'est tuée!...

Iérémeï regarda le prêtre en face:

--Tu ne vas peut-être pas lui refuser tes prières parce qu'elle s'est tuée? Tu es prêtre, mais tu n'es pas méchant: tu ne laisseras pas le péché sur son âme? Eh?

En prononçant ces paroles, Iérémeï regardait le prêtre avec colère. Son bâton tremblait dans sa main, non de faiblesse, mais de fureur.

--Pourquoi et comment s'est-elle tuée? demanda le prêtre sans répondre directement.

--Je ne sais pas. Je sais qu'on me l'a rapportée morte et qu'elle s'est tuée. Si tu veux le savoir, demande le à celui-ci,--Il te le dira.