—Regarde; en voilà un qui ouvre le four; voilà-t-il un feu.
—Que fait donc ce gros-là? il frotte ses mains dans la farine.
—Eh bien, faut-il pas que la pâte reste à ses doigts? Tu es bon, toi!
—Attends un peu! en voilà un fameux; celui-là coûte bien un daalder, sais-tu?
—Plus souvent que tu l'aurais pour un daalder!
—On t'en donnera des daalder.
Telles étaient les paroles et d'autres semblables qu'échangeaient les spectateurs attroupés devant les vitres de cet atelier.
Au coin de la maison pendait une grande enseigne sur laquelle était peinte l'histoire connue du Zoeten inval[2] et au dessous ces mots: H. P. De Groot. Toutes espèces de gâteaux et de pâtisseries. J'étais bien tombé. J'entrai dans la boutique; il y avait un tel brouhaha de voix féminines dans une chambre contiguë et fermée par une porte vitrée et garnie de rideaux verts, que je m'aperçus clairement que la partie était en train, et que je dus m'annoncer plusieurs fois à voix très-haute avant que quelqu'un se montrât.
La porte vitrée s'ouvrit et la jolie Sara parut, la figure haute en couleur comme si elle sortait d'une conversation très-animée ou d'une chambre très-chaude.
—Vous seul, monsieur Hildebrand?