—J'y ai déjà pensé! répondit sa chère et conciliante moitié.

—Un petit dîner ne ferait pas mal...

—Mais oui. Qui inviterions-nous? Les Vernooy, qu'en pensez-vous?

—Ce serait parfait; j'irai les inviter moi-même; puis les Van Hoel surtout! Vendredi me paraît un beau jour?

—Mais il faut absolument que nous ayons madame Stork.

—Gerrit ne la connaît pas le moins du monde, observa Witse.

—Bah! répondit son épouse, je prends cela sur mon compte; elle saura fort bien lui plaire; c'est une femme des plus intéressantes. A propos, savez-vous qu'il y a une nièce chez Vernooy? C'est aussi une étrangère; mais plus il y a de monde, mieux on s'amuse. Mais il faudrait avec cela une couple de messieurs? Que dites-vous du jeune Hateling?

—Je ne sais pas si Gerrit aime beaucoup Hateling, remarqua M. Witse.

—Eh! pourquoi Gerrit n'aimerai-t-il pas Hateling, demanda madame. C'est un jeune homme très-agréable, et je le trouve si parfaitement mis; oui, vraiment, il se met parfaitement. A quoi songez-vous? Gerrit aimer Hateling? Lequel de nos jeunes gens Gerrit connaît-il donc? Depuis qu'il est à l'université, il ne fréquente plus personne parmi la jeunesse de Rotterdam.

—Quant à moi, j'approuve, dit M. Witse. Mais n'inviterons-nous pas aussi Wagesteert?