—Je viens d’apprendre que le testament sera attaqué, dit Topinard à l’oreille de Vitelot, et que les héritiers rentreront dans leur héritage; allez voir monsieur le président Camusot, car ce pauvre innocent n’aura pas un liard...
—Vous nous amenez toujours des clients comme cela! dit madame Vitelot au courtier en commençant une querelle.
Topinard reconduisit Schmucke à pied, rue de Normandie, car les voitures de deuil s’y étaient dirigées.
—Ne me guiddez bas!... dit Schmucke à Topinard.
Topinard voulait s’en aller, après avoir remis le pauvre musicien entre les mains de la dame Sauvage.
—Il est quatre heures, mon cher monsieur Schmucke, et il faut que j’aille dîner... ma femme, qui est ouvreuse, ne comprendrait pas ce que je suis devenu. Vous savez... le théâtre ouvre à cinq heures trois quarts...
—Vi, che le sais... mais sonchez que che zuis zeul sur la derre, sans ein ami. Fous qui afez bleuré Bons, églairez-moi, che zuis tans eine nouitte brovonte, ed Bons m’a tit que j’édais enduré te goguins...
—Je m’en suis déjà bien aperçu, je viens de vous empêcher d’aller coucher à Clichy!
—Gligy?... s’écria Schmucke, che ne gombrends bas...
—Pauvre homme! Eh bien! soyez tranquille, je viendrai vous voir, adieu.