JEAN.[→] Quel malheur vous a frappé?
ANDRONIQUE.[→] Drusiana, votre élève....
JEAN.[→] A-t-elle quitté son enveloppe humaine?
ANDRONIQUE.[→] Hélas! vous l’avez dit.
JEAN.[→] Il n’est nullement convenable de verser des pleurs sur la mort de ceux dont nous croyons les âmes heureuses dans le repos céleste.
ANDRONIQUE.[→] Bien que je ne doute pas que son âme, comme vous l’assurez, ne goûte les joies éternelles, et que son corps inaccessible à la corruption ne ressuscite un jour, cependant une chose me pénètre de douleur: c’est que par ses vœux elle ait, devant moi, invité la mort à venir la prendre.
JEAN.[→] Avez-vous su quel a été son motif?
ANDRONIQUE.[→] Je l’ai su, et je vous l’apprendrai, si jamais je parviens à me guérir de ma tristesse.
JEAN.[→] Allons, et employons tous nos soins à célébrer ses obsèques.
ANDRONIQUE.[→] Il y a non loin d’ici un tombeau de marbre; nous y déposerons ses restes. Je chargerai Fortunatus, un de mes serviteurs, du soin de garder ce monument.