SCÈNE IV.[→]
DRUSIANA, ANDRONIQUE.
DRUSIANA, se croyant seule.[→] Hélas! Seigneur Jésus-Christ! que me sert d’avoir fait profession de chasteté, puisque ma beauté n’en a pas moins séduit ce jeune fou? Voyez mon effroi, Seigneur; voyez de quelle douleur je suis pénétrée. Je ne sais ce que je dois faire: si je dénonce l’audace de Callimaque, je causerai des discordes civiles; si je me tais, je ne pourrai, sans votre secours, éviter ces embûches diaboliques. Ordonnez plutôt, ô Christ! que je meure en vous bien vite, afin que je ne devienne pas une occasion de chute pour ce jeune voluptueux! (Elle meurt).
ANDRONIQUE.[→] Infortuné que je suis! Drusiana vient de trépasser subitement. Je cours appeler saint Jean.
SCÈNE V.[→]
ANDRONIQUE, JEAN.
JEAN.[→] Pourquoi vous affligez-vous avec tant d’excès, Andronique? pour quelle raison coulent vos larmes?
ANDRONIQUE.[→] Hélas! hélas! seigneur! la vie m’est devenue un fardeau.