Il faut se garder de confondre ce que Hrotsvitha appelle ses vers héroïques, c’est-à-dire, les huit histoires qu’elle a tirées des légendes, et qui composent le premier livre de ses œuvres, avec le poëme ou panégyrique des Othons, dont un fragment de 837 vers forme la dernière partie du manuscrit de Munich.

ÉPITRE A CERTAINS SAVANTS.

[Note 6], Page 11.

Nous trouvons, dès ces premières pages, un exemple frappant du pédantisme et des subtilités aristotéliques, dans lesquels se complaît la docte religieuse. On voit combien elle affectionne la langue de l’école, et qu’elle ne s’abstient même pas de la terminologie la plus prétentieusement scolastique.

GALLICANUS.

[Note 7], Page 17.

Le primicier (primus in cera, ou le premier sur le tableau) était, au Bas-Empire, le chef de la chapelle impériale. Il en fut de même chez les princes francs et saxons. Cette dignité répondait à celle de l’officier appelé depuis grand aumônier. Alcuin, dans sa 42e lettre, donne à Angelbert le titre de primicier du palais du roi Pépin. Hrotsvitha suppose Paul et Jean tous les deux primiciers de la princesse Constance, quoiqu’il ne pût y avoir, ce nous semble, auprès d’une même personne, qu’un seul primicier. Notre auteur n’a pas suivi dans ce détail l’autorité des Actes. Ceux-ci font de Paul le præpositus et de Jean le primicerius de la princesse Constance.

[Note 8], Page 17.

L’histoire de la conversion de Gallicanus par Paul et Jean est consignée dans les récits de plusieurs agiographes que les Bollandistes ont discutés et insérés dans leur collection, sous la date du 24 juin. Voyez Acta Sanctorum, Junii t. V, p. 35. On ne peut douter que Hrotsvitha n’ait eu sous les yeux une de ces relations. La légende ayant pour titre Acta præfixa passioni S. S. Johannis et Pauli, présente non-seulement une complète ressemblance quant à l’ordre des faits, mais jusqu’à des phrases entières empruntées textuellement par notre auteur. La seconde partie, qui se rapporte à la résistance des deux frères Paul et Jean et à la réaction tentée par l’empereur Julien, est tirée d’une relation qu’on peut lire dans les Bollandistes, sous la date du 25 juin (Acta Sanctorum, Junii t. V, p. 158). On la trouve également dans le martyrologe romain, dans Bede, Usuardus, Ado, etc.

[Note 9], Page 19.