J’ai dans cette pièce et dans les suivantes complété la liste des personnages, qui est très-abrégée dans le texte. J’ai, de plus, coupé le dialogue en scènes, et indiqué au commencement de chacune d’elles, le nom des acteurs qui y figurent, suivant l’usage actuel.
[Note 10], Page 29.
Jamais l’auteur n’indique le lieu de la scène, qui d’ailleurs change fort souvent. L’usage des tapisseries, très-répandu au Xe siècle, rendait les changements de décorations assez faciles. J’ajouterai qu’alors, comme aux XVIe et XVIIe siècles, l’imagination des spectateurs dut suppléer facilement à l’imperfection de la mise en scène. Les graves personnages réunis pour ces pieux divertissements dans la grande salle du Chapitre de Gandersheim, ne durent pas se montrer plus exigeants que les turbulents spectateurs du théâtre du Globe à Londres ou du théâtre Del Principe à Madrid.
[Note 11], Page 31.
Peut-être serais-je entré davantage dans l’esprit et la couleur de l’original, en traduisant Gallicanus dux par le duc Gallicanus. En effet, Hrotsvitha se sert volontiers des qualifications introduites par la chancellerie byzantine et par les usages de la féodalité.
[Note 12], Page 43.
Les notes indicatives du jeu des acteurs, que les grammairiens grecs appelaient didascalies, se rencontrent, comme on sait, fort rarement dans les ouvrages dramatiques anciens. Ces indications de mise en scène sont également fort peu nombreuses dans le théâtre de Hrotsvitha. Cependant, nous en signalerons dans Gallicanus deux, qui ont échappé à Celtes. Nous attachons, pour notre part, une grande importance à ces didascalies, parce qu’elles prouvent, de la manière la plus formelle, que ces drames n’ont pas été écrits seulement pour la lecture, comme le prétend M. Price, un des récents éditeurs de Warton (History of English poetry, édit. de 1824, t. II, p. 68).
[Note 13], Page 47.
Le mot ingenuitas a deux sens: vertu, puis noblesse de race. J’ai préféré dans ce passage la première de ces significations, parce que l’humilité toute chrétienne de la princesse qui l’emploie, ne permet pas de supposer qu’elle attachât un grand prix aux avantages de la naissance. Par la raison contraire, dans la dernière comédie de Hrotsvitha, intitulée Sapience, où l’empereur Hadrien se sert du même mot, j’ai cru devoir préférer la seconde acception. Voyez p. [390].