Les femmes se font soldats aux heures désespérées.

Avant et après Jeanne Darc notre héroïne nationale, qui en 1429 arracha la France aux Anglais en les forçant avec un réel génie militaire, à lever le siège d’Orléans après les avoir vaincus à Patay—A toutes les époques de l’histoire des femmes se sont distinguées par des actions d’éclat.

Jacqueline Robin, sauva la ville de Saint-Omer, en lui procurant des vivres et des munitions.

Jeanne Hachette, défendit héroïquement Beauvais, assiégée par Charles-le-Téméraire.

Mlles Ferny, se battirent si bien que la Convention leur envoya deux chevaux caparaçonnés.

Combien d’autres femmes se sont enrôlées dans les armées de la République: Marie Pochelet, Madeleine Petit-Jean, Rose Marchand, Elisa Quatresou, pour ne citer que celles-là, obtinrent de la Convention des éloges et des pensions.

Thérèse Figueur, qui fut dragon eut deux chevaux tués sous elle, fut cinq fois blessée; se retira en 1815 après 22 ans de service militaire avec 200 francs de pension.

Virginie Ghesquière dite le «joli sergent,» s’engagea à la place de son frère jumeau qui n’avait pas sa vigueur et se distingua à Wagram.

Angélique Brûlon, nommée sous-lieutenant et décorée de la légion d’honneur, fut après ses campagnes admise aux invalides.

Marie Schellinck, frappée de six coups de sabre à Jemmapes, blessée à Austerlitz et à Iéna eut une citation à l’ordre du jour de l’armée; après Arcole fut nommée sous-lieutenant et décorée pour ses douze campagnes et ses 17 ans de service.