Les gouvernants élèvent jusqu’à eux, les plus sauvages indigènes de nos colonies parce qu’ils leur assurent des fiefs électoraux. Ils font des étrangers qui contribuent à leur garantir ces fiefs, des égaux politiques. Mais les femmes serves, ne disposant pas des fiefs dont elles ont été spoliées par les hommes, sont laissées au-dessous de tout.

Les Françaises devraient être en France, au moins aussi bien traitées que les étrangers.

C’est anti-français d’accorder aux hommes nés hors de notre territoire des privilèges que les naturelles, que les filles du pays ne possèdent pas.

En la France hospitalière, l’étranger est partout bien accueilli. Il trône dans les salons, il est embauché par les employeurs et par l’Etat. Une grande partie du personnel des établissements dépendant de l’Etat, des départements et des communes est étranger. Le cosmopolitisme pousse les habitants de notre pays à renoncer à toute initiative propre, à accepter les yeux fermés la manière de se vêtir, de se chausser, de se loger, de vivre et de penser de l’étranger.

A l’instigation des étrangers nous cessons d’être nous mêmes. Nous transformons notre langue, nous changeons de manière de voir, nous sommes conquis moralement par les Anglais, les Allemands, les Américains.

Je propose de mettre un impôt sur les anti-patriques qui remplacent les mots de notre langue par des mots étrangers: «L’homme qui aime les autres pays autant que le sien, dit Roosevelt, est un tout aussi nuisible membre de la société, que celui qui aime les autres femmes autant que la sienne.»

La France se montre meilleure pour les hommes nés à l’étranger que pour les femmes sorties de son sein.

L’étranger naturalisé a tous les droits des nationaux mâles. Il est électeur, il est éligible, il est trouvé apte à remplir les bons emplois, les hautes fonctions, cependant que des femmes nées en France de parents français sont comme les repris de justice, des dégradées civiques.

Les étrangers ont en France de hautes situations auxquelles les femmes ne peuvent prétendre. Des étrangers sont auditeurs au Conseil d’Etat, mais pas de femmes.

A l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, il y a beaucoup de correspondants et de membres associés Allemands, mais pas de femmes.