L’étranger est en France plus favorisé d’honneurs et de sinécures que les femmes. Il obtient plus facilement qu’elle du travail, et ce travail souvent mal exécuté, est mieux rétribué que celui des femmes.
L’homme étranger peut en France faire concurrence aux ouvriers français, en travaillant au-dessous du tarif des syndicats. Il faut bien qu’il vive le pauvre!... Ne sommes-nous pas tous frères devant les syndiqués?
La femme française, elle, doit mourir de faim ou se prostituer, plutôt que d’accepter de travailler au-dessous du tarif syndical. Si elle se le permet en raison de son infériorité légale, qui fait déprécier son travail, elle est exclue du syndicat, et ses collègues mâles font grève pour obtenir son expulsion de l’imprimerie ou de la fabrique qui emploie.
Or, ces socialistes qui exigent que les femmes infériorisées par la loi soient aussi payées que les hommes qui font la loi, lorsqu’ils deviennent patrons, comme à la verrerie d’Albi, ils donnent aux femmes 1 fr. 25 pendant qu’ils s’attribuent 12 francs par jour[16].
La concurrence étrangère
Les Allemands sont plus chez eux en France que les femmes qui perpétuent la nation française.
Ils nous vendent leur pacotille, des pneumatiques d’automobiles, des échelles de pompiers, des instruments de chirurgie, etc.
Les Allemands auxquels l’abaissement de la France importe tant, ont, dit Edouard Drumont, monopolisé chez nous les industries intéressant la défense nationale. Ils nous fournissent à bon marché l’acétate qui entre dans la composition de la poudre B, cause de tant de catastrophes.
Le congrès du bâtiment tenu à Bordeaux en avril 1912 s’est occupé de la situation faite aux ouvriers français, par les nombreux ouvriers venant de l’étranger et auxquels, même l’état, confie des travaux importants.
En donnant des détails sur ces travaux, les congressistes nous ont appris que le monument de Waldeck-Rousseau du sculpteur Marqueste, érigé à l’aide d’une souscription nationale, a été exécuté à Sarraveza en Italie. Celui du Vengeur commandé pour le Panthéon par l’Etat à M. Ernest Dubois, a été exécuté à Carrare. La fontaine décorative de la place du Carrousel, dont l’auteur est M. Larche a été exécutée dans les ateliers de M. Pelligripi. Le buste de Paul Déroulède par Pallez a été sculpté à Carrare.