Est-ce que l’on ne pourrait pas faire travailler à Paris le marbre de Carrare?
Les artistes qui font exécuter leurs œuvres en Italie, et les grands éditeurs qui font imprimer leurs livres à Londres et à Berlin devraient être frappés d’énormes taxes, car beaucoup de Français pâtissent, pendant que les Italiens, les Anglais et les Allemands mangent notre pain national.
Plus d’un million d’étrangers font chez nous concurrence aux travailleurs français.
En voyant préférer, à elles, les étrangers, les femmes françaises se révoltent. Une fabrique de conserves alimentaires qui employait pour écosser les petits pois, des ouvrières Belges, fut dernièrement envahie par des centaines d’ouvrières françaises qui se plaignaient qu’on donnait leur place aux étrangères. Elles pénétrèrent dans l’usine en frappant les gendarmes qui s’opposaient à leur entrée et elles demandèrent que le travail fût attribué aux françaises, au lieu d’être donné aux étrangères: Ces femmes avaient raison.
Les étrangers viennent nous prendre notre clientèle, notre travail, nos gains, nos bénéfices. Ils deviennent médecins avec des diplômes étrangers. Ils sont propriétaires de milliers d’hectares de terre. Ils fondent chez nous des maisons de commerce, des usines. Ils exploitent notre sol et notre sous-sol.
Les espions Allemands se font en France, industriels. Les Anglais aux griffes puissantes ont les mains mises sur tout ce qui leur paraît bon à prendre.
Les déchets sociaux de tous les pays font de Paris, un repaire de bandits. Sur sept malfaiteurs il y a six étrangers.
La France installe les espions à son foyer. Les 103.000 allemands qui vivent à Paris, sont des envahisseurs dont la pénétration choque l’esprit national.
L’homme étranger jouit à Paris de tant de considération, qu’il trouve facilement dans le commerce 100.000 francs de crédit. La femme française ne trouve pas crédit pour 20 kilos de pain.
Quand, pour exercer les droits politiques on n’assimile pas les françaises aux français, comment peut-on assimiler les étrangers aux français pour exercer les droits politiques?