La mise du bulletin de vote en la main de l’étranger est une capitulation qui lui livre notre destinée et lui donne le droit de nous imposer sa loi.

En laissant la majorité de ses membres—les femmes—au-dessous des étrangers, la nation française se rend inapte à résister à la déformation que lui imprime l’infiltration étrangère.

Des étrangers naturalisés ne peuvent envisager nos affaires et nos intérêts comme des français d’origine. Comment se fait-il donc que ces étrangers naturalisés jouissent des prérogatives que les natives de France ne possèdent pas?

Blanqui demandait: Que serons-nous demain si nous n’avons plus de patrie?

La patrie est comme une maison familiale dont tous les habitants sont censés être de la même famille.

Eh bien, les femmes nées en France de parents français sont des sans-patrie, non à la manière internationaliste qui fait disparaître les frontières sous les fraternelles étreintes des peuples, mais selon la légalité napoléonienne qui traite la femme, en errante sans feu, ni lien, qui n’a d’autre nationalité que celle de ses maris successifs.

On lit dans le code civil article 19: La femme française qui épouse un étranger suit la condition de son mari[17].

Ce ne sera qu’en devenant citoyennes que les françaises s’assureront le droit d’avoir une patrie. Actuellement dans leur pays, chez elles, les Françaises sont moins que des Anglais, des Italiens, des Belges, des Allemands naturalisés qui peuvent trancher de tout dans la commune et dans l’Etat.

Pourquoi cette prééminence chez nous des étrangers sur les femmes?

Aux femmes qui les complètent, les français doivent toutes leurs joies.