«Et quand je vous dis que dans la société actuelle, la femme est esclave, ne croyez pas que j’emploie un bien grand mot pour exprimer la situation actuelle.
«Examinons, si vous le voulez, la situation actuelle de la femme dans la société.
«Si, jeune fille et, dans un moment d’abandon et d’amour, elle a oublié tous ses devoirs, confiante dans la parole de celui qu’elle aimait elle a un enfant, elle est abandonnée!»
Elle s’adresse aux tribunaux pour leur demander réparation.
Les juges lui répondront:
—Vous a-t-on volé votre chapeau, votre bourse?
—Non. On m’a volé mon honneur!
—Alors, il nous est impossible de rien faire: la loi reconnaît bien les promesses d’achat et de vente, mais elle ne reconnaît pas les promesses de mariage.
«Et plus tard quand l’enfant voudra rechercher son père, la loi le lui interdira encore[4]!
«Et si sa raison, à cette pauvre fille, s’égare, si dans un moment de folie elle tue son enfant.