La mère donne à l’enfant son empreinte. Le sein maternel fait ce qu’ils sont, les humains.

Les femmes annulées, opprimées font des enfants à la mentalité tordue. Pour que les enfants soient droits cérébralement il faut appeler celles qui les créent à la plénitude de l’existence sociale et politique.

Il faut affranchir la dispensatrice de la vie en proclamant l’égalité des sexes devant la loi.

Les femmes n’ont pas seulement le droit de participer à la politique. Elles ont besoin d’y participer, afin de trouver là un point d’appui quand, par le fait de la disparition de leur compagnon, le sol manque sous leurs pieds.

Les femmes concentreraient sur l’amélioration des conditions d’existence leurs énergies accumulées qui pourraient aider à résoudre des problèmes qui aujourd’hui semblent insolubles, parce qu’ils concernent l’humanité toute entière et que les seuls efforts masculins sont impuissants à en donner la clef.

Le droit qu’ont les femmes de faire valoir leurs droits civiques, se double pour elles du devoir de changer pour les générations qu’elles créent, la vie de privations en vie de satisfaction, de bien-être.

Le droit d’intervenir dans les arrangements sociaux est refusé aux femmes par les hommes qui leur attribuent le plus grand pouvoir occulte. C’est une anomalie de garder les femmes qui tiennent une si grande place dans la position d’inférieures où elles sont.

Si l’instinct de conservation ne contraint les antiféministes à dire à la femme: Tu n’es plus une poupée avec laquelle on joue et dont on se joue. Tu es un important acteur social dont on attend l’effort. Si la dispensatrice de la vie reste annulée, si la femme n’a pas le pouvoir de sauver les individus en transformant, avec les lois, le milieu social, elle sera la vengeresse inconsciente qui poussera l’humanité dégénérée à s’abîmer dans l’anéantissement.

XVII
La fonction maternelle rétribuée

«Parce que la femme est mère, elle ne peut être ni électeur, ni député, mais elle peut être blanchisseuse, femme de peine.»