«Pour le Cercle du «Suffrage des Femmes».
«Hubertine Auclert.
Directrice de la Citoyenne.»
Cette revendication de l’égalité des sexes devant le travail fut approuvée par la presse sérieuse qui en reconnut la justesse.
En 1898, une pétition pour réclamer «la loi des sièges» fut présentée au nom de la société «Le suffrage des Femmes» à nos représentants.
«Messieurs les Députés,
«Messieurs les Sénateurs,
«Nous vous demandons de soustraire les employées de commerce aux maladies des organes abdominaux que la perpétuelle position verticale engendre, en enjoignant aux directeurs des grands magasins de fournir des sièges à leurs vendeuses, et de les laisser s’asseoir, quand elles ne sont pas occupées à la vente, sous peine d’être rendus responsables de la ruine de leur santé.
«Nous espérons, Messieurs, que dans l’intérêt des générations, vous voudrez bien supprimer pour des milliers de futures mères de famille le supplice dangereux de la perpendicularité, et, d’avance nous vous remercions.
«La Secrétaire générale,
Hubertine Auclert.»
Cette pétition couverte de milliers de signatures détermina un courant d’opinion en faveur du droit de s’asseoir pour les employées de commerce. Elle fit déposer en 1900 un projet de loi, imposant aux propriétaires des ateliers, des grands et petits magasins, l’obligation de mettre des sièges à la disposition des vendeuses.
Ce projet de loi fut séance tenante adopté par la Chambre en 1900.