Elle fit signer la pétition suivante en 1904 pour demander cette substitution:

«Messieurs les Législateurs,

«La femme qui apporte dans le ménage sa valeur travail ou son argent, souvent les deux ensemble, ne peut continuer à y être une mendiante tendant la main à son mari.

«Nous vous prions de considérer qu’en l’association conjugale comme en toutes les autres associations, de bons rapports résultent de la considération réciproque et c’est au détriment du bonheur familial, que l’épouse est dépossédée par le mari de son avoir, de son revenu et de son gain.

«Pour préserver la femme et les enfants de la ruine, pour les protéger contre un mari et père parfois dissipateur, nous vous demandons de substituer à la communauté, comme régime légal du mariage, la séparation de biens élargie qui laissera à la femme, avec la propriété de ses meubles (argent, valeurs) celle de ses immeubles et accordera aux deux conjoints qui ont mis en commun leurs ressources et leur activité, le même droit d’administrer les économies réalisées dont chacun aura part égale.

«Hubertine Auclert.
publiciste».


Son autre brochure Le nom de la Femme publiée en 1905, expose les avantages que la femme aurait à garder son nom:

«Lorsque les veuves, les divorcées prennent successivement le nom de plusieurs époux, on ne sait plus comment les nommer. Le nom du premier en titre est souvent celui qui vient d’abord sur les lèvres.

«Quel embarras l’on cause! quelle confusion l’on éprouve soi-même quand, par mégarde on salue, devant un remplaçant, une dame du nom d’un remplacé.