«Ce n’est pas d’aujourd’hui que j’ai demandé dans nos campagnes de presse la représentation des femmes au Parlement.

«Je suis assuré qu’elles y feraient prévaloir des lois de préservation sociale excellentes. En tout cas, leur présence au Parlement ne serait que de stricte justice.»

Voici l’opinion qu’exprime M. Paul Gérente, sénateur d’Alger et Aliéniste distingué:

«Votre lettre me demande si j’admets, en somme, que les femmes aient, partout, les mêmes droits que les hommes. J’y réponds: oui.»

M. Maurice Spronch, député de Paris, donne ainsi son avis:

«J’ai perdu quelques-unes de mes illusions sur le suffrage universel et le parlementarisme en constatant l’usage que les hommes en ont fait.

«Je ne suis pas du tout convaincu, je vous l’avoue, que les femmes soient destinées à en faire un usage meilleur.

«En tout cas, je ne vois aucune raison logique de leur refuser le droit qu’elles réclament—étant admis les principes sur lesquels reposent actuellement nos institutions et nos mœurs—et je voterais certainement, une proposition ou un projet de loi tendant à leur accorder l’électorat et l’éligibilité.»

Si M. Maurice Spronch voulait regarder ce qui se passe dans les pays où le sexe féminin est admis au droit commun politique, il verrait que les femmes font généralement un meilleur usage du bulletin, que les hommes, moins immédiatement intéressés qu’elles au bien public.

M. le Docteur Flaissières, sénateur, qui a mis en pratique ses principes républicains socialistes à Marseille, fait en la lettre qui suit connaître sa pensée: