«En présence de la demande des pétitionnaires, c’est-à-dire le suffrage intégral donné aux femmes pour réaliser, enfin, la représentation intégrale de la nation; la commission a jugé nécessaire de se prononcer officiellement: à l’unanimité elle a accepté le bien fondé du principe de la demande des pétitionnaires et reconnu l’importance essentielle que sa réalisation aurait pour le pays.»
V
Les réformateurs de la loi électorale. Premier contact avec la commission de la réforme électorale.
«Ce ne sera qu’en participant à la politique que les femmes s’y initieront.»
H. Auclert.
Aussitôt que les députés projetèrent de réformer la loi électorale, les Suffragistes Françaises pensèrent qu’elles devaient attirer l’attention sur leurs revendications.
La société «Le Suffrage des Femmes» par son action incessante, ses démarches au parlement, ses requêtes, ses pétitions, les ordres du jour votés dans ses réunions a demandé que la nouvelle loi électorale englobe les femmes, fasse les Françaises électeurs.
En octobre 1907 la requête ci-dessous fut adressée au congrès Radical de Nancy.
«Messieurs les membres du congrès, «La société «Le Suffrage des Femmes» vous demande de comprendre dans la réforme électorale que vous désirez réaliser, l’admission des femmes à l’exercice des droits politiques.
«Les Françaises contribuables et justiciables, qui adorent leur pays, n’ont point comme les antipatriotes, de représentants au Parlement. Ce ne seront cependant que leurs bulletins compensateurs qui pourront contrebalancer et annuler les bulletins patricides.
«Nous espérons, messieurs les membres du congrès, que vous voudrez assurer la stabilité du parti radical et radical socialiste en permettant aux femmes évolutionnistes—qui forment la majorité de la nation française—de lui servir de point d’appui.