Du haut du minaret de Ghardaïa, je contemple toute cette foule. Au delà des murs, dans le poudroiement de la grande voie qui suit l’oued, les caravanes s’effacent.
Je demande à l’officier qui me conduit :
— Où s’en retournent-elles ?
Il me répond :
— Vous n’avez donc pas vu en arrivant, l’inscription accrochée à l’angle de la maison d’école ?… Route nationale no 1, d’Alger à In-Salah.
Et un soupir achève sa phrase, un geste qui veut dire :
— Quand donc cette route-là sera-t-elle achevée ?