Je me suis couché et je te salue,

O laveur des morts, seul ami qui me reste !

Mon corps aura de toi la dernière caresse,

Par toi je connaîtrai le linceul

Qui sera pour moi le vêtement blanc de l’éternité.

Quand on m’aura donné l’asile de la tombe,

Quand les cœurs musulmans

Auront prié sur moi la dernière prière,

On m’oubliera bientôt, on oubliera mon nom,

Car mon nom était fait pour la vie.