O laveur des morts, après deux ans

Va demander aux épines qui poussent sur ma tombe

Quelles sont les larmes amies qui l’arrosent,

Quelles sont les lamentations qui charment le vent.

Elles te diront : la pluie du ciel

Et le chant des oiseaux qui meurent aussi,

La pluie du ciel et le chant des oiseaux

A la gloire de Celui qui ne meurt pas !…

DANS LA DUNE

C’était sur la fin de l’automne 1900, presque en hiver déjà. Je campais alors, avec quelques bergers de la tribu des Rebaïa, dans une région déserte entre toutes, au sud de Taïbeth-Guéblia, sur la route d’Eloued à Ouargla[8].