Mais t’attendre, malgré la mort, à des tournants,

Quand les nuits sont, au Sud, de palmes et d’étoiles,

Quand les parfums des oasis sont dans nos moelles

Et que l’Islam circule en ses manteaux traînants !

Te regretter, alors que je ne t’ai point vue,

Au moment où mes mains allaient prendre tes mains

Me heurter, moi vivante, à toi, tombe imprévue,

Sans avoir échangé le regard des humains !

Je pense à toi, je pense à toi dans les soirs roses,

Jeune femme, ma sœur, jeune morte, ma sœur !