Gemma fondit soudainement en larmes de joie, si spontanées, qu'elle-même ne les sentit pas venir.
Frau Lénore devint de plus en plus perplexe: Gemma pleurait et son visage n'était pas triste mais plutôt joyeux.
—Qu'as-tu? demanda-t-elle. Toi qui ne pleures jamais… qu'as-tu aujourd'hui…
—Ce n'est rien, maman, ce n'est rien!… Mais soyez patiente! Nous devons attendre toutes les deux. Ne m'interrogez pas jusqu'à demain… Dépêchons-nous de trier ces cerises avant que le soleil soit couché…
—Et tu seras raisonnable?
—Oh! je suis très raisonnable.
Gemma branla significativement la tête.
Elle se mit en devoir d'attacher les petits bouquets de cerises en les tenant de façon à masquer son visage rougissant.
Elle n'essuya pas ses larmes qui avaient séché d'elles-mêmes.