—Je le veux bien! mais je suis sûr qu'il va me demander un prix fou!
—C'est encore drôle! parle-lui en au déjeuner.
—Oui, je lui en parlerai.
Quelques instants après, le fermier et ses garçons jouaient de la faulx avec le géant: et c'était beau d'entendre le bruit sonore et rythmé de l'acier que répétaient les échos d'alentour!
A huit heures, la vieille fermière alla avertir les travailleurs que le déjeuner était prêt, et tous revinrent à la maison avec elle.
Cette fois-ci, bon gré mal gré, Jean-Charles fut obligé de s'asseoir à la table de famille.
Il dut, naturellement, ôter le caillou qu'il avait dans sa bouche, ce qu'il fit avant d'entrer dans la maison; mais il se promit bien d'être sur ses gardes et d'ouvrir la bouche seulement pour manger.
Vers la fin du repas, le père Kelly dit à Jean-Charles: «Aimeriez-vous à rester ici pour nous aider aux travaux de la ferme?»
Notre héros fit un signe affirmatif.
—Combien me demandez-vous par mois?