Lorsque l'usage de la cavalerie se fut introduit dans les armées, comme il arrivoit souvent qu'au sortir de ces assemblés on entroit en campagne, on crut devoir ne les convoquer qu'au mois de mai, parce qu'alors les fourrages étoient plus abondants. Elles prirent donc sous la seconde race le nom de champ de mai.
[156]: Aim., lib. IV, c. 41.
[157]: Cette multitude, ainsi que l'appelle Hincmar, se composoit des guerriers qui n'étoient pas comtes, c'est-à-dire des vassaux du roi, de ceux des autres vassaux qui n'étoient pas domestiques, de leurs suzerains, des vicomtes, des centeniers, des dixainiers, des prélats du second ordre et des propriétaires, qui tous n'entroient point dans le grand comité où les grands vassaux avoient seuls le droit de siéger. Telle étoit cette multitude: c'est là ce qu'on appeloit le peuple; et il est important de le bien remarquer pour éviter les erreurs grossières où sont tombés ceux qui ne s'en sont pas fait cette juste idée.
[158]: Greg. Tur. Hist., lib. III, cap. 7.
[159]: Aim., lib. IV, c. 79.
[160]: De morib. Germ., § 5.
[161]: Le comte palatin paroît avoir remplacé dans la cour des rois francs le grand dignitaire que l'on nommoit maître des offices à celle des empereurs. C'étoit lui qui faisoit la police dans le palais, et même dans tout le canton où résidoit la cour; il recevoit toutes les causes qui étoient portées au palais, et décidoit de celles qui devoient être jugées en présence du roi; il étoit l'introducteur de ceux qui vouloient en obtenir audience, et faisoit auprès de lui les fonctions du ministère public; enfin il présidoit au tribunal où étoient jugées toutes les causes qui ressortissoient de son département. La dignité de comte palatin existoit encore sous Louis-le-Gros en 1136, et l'histoire ne marque point à quelle époque elle fut abolie.
[162]: Aim. lib. IV, c. 7.
[163]: (Eginard., In princip.)
[164]: Bal., tome II. C'est que Paris devint alors la capitale du royaume et le centre de toute l'administration.