[140]: P. 52 et 81.
[141]: Reg. noster.
[142]: Arch. de S. Mart. des Champs. Il y avoit dans cette rue une petite maison, vieille et sans apparence, dont la porte offroit un marbre noir avec cette inscription:
Dieu tient le cœur des rois en ses mains de clémence,
Soit chrétien, soit païen, leur pouvoir vient d'en haut,
Et nul mortel ne peut (c'est un faire le faut)
Dispenser leurs sujets du joug d'obéissance.
Une tradition populaire veut que cette maison ait été bâtie par un architecte de Henri IV, ou qu'elle lui ait appartenu. Sur quoi Jaillot remarque que, si cette opinion a quelque fondement, la maison fait moins d'honneur au goût et aux talents de l'architecte, que l'inscription n'en fait au cœur et aux sentiments du sujet.
[143]: Jaillot relève une erreur commise par Sauval, qui dit que cette rue s'appeloit, en 1273, Vicus sine capite, qui vocatur Cul-de-Pet; en 1389, une ruelle sans bout, nommée Cul-de-Pet, et en 1445, la rue du Cul-de-Sac. Cette erreur a été adoptée par l'auteur des Tablettes parisiennes, qui sans doute n'avoit, non plus que Sauval, lu ni l'original ni la copie du titre qu'il cite: car, dans l'accord de 1273, cette rue est énoncée: Item totum vicum Gaufridi Langevin, sicut se comportat ab utrâque parte cum quâdam ruellâ sine capite, quæ vocatur Cul-de-Pet. Ce qui prouve clairement qu'ils ont confondu la rue et la ruelle, et qu'ils ont pris pour la rue Geoffroy-l'Angevin le cul-de-sac qu'on y trouvoit et qui a subsisté très-long-temps. La maison qui le terminoit avoit sa sortie dans le cul-de-sac nommé aujourd'hui mal à propos cul-de-sac Bertaut, sur lequel ces deux auteurs se sont encore trompés. Du reste, le cul-de-sac nommé Cul-de-Pet dans le treizième siècle n'avoit point de nom dans le quinzième; et dans le suivant il étoit désigné par l'enseigne de la maison devant laquelle il étoit situé. C'est pourquoi, immédiatement après la rue Geoffroi-l'Angevin, Corrozet indique une ruelle devant le Petit-Paon. Elle ne subsiste plus aujourd'hui.
[144]: Cart. S. Martini.
[145]: Dès le commencement de la révolution, l'on s'empressa de bâtir dans cette rue une salle de spectacle, où l'on n'a joué que par intervalles, et qui est maintenant abandonnée. On la nommoit Théâtre de Molière.
[146]: Cart. S. Mauri ex bibliot. Reg., no 5414, fo 368. Guillot indique une rue de la porte Saint-Merri, mais ce nom n'a rien de commun avec aucune partie de la rue Saint-Martin, et ne convient qu'au bout de la rue de la Verrerie, du côté de la rue Neuve-Saint-Merri, ou au cul-de-sac de Saint-Fiacre, comme l'abbé Lebeuf l'a pensé.
[147]: On entend par ce mot, des échoppes, de petites chaumières, ou lieux couverts de branchages.